'Portraits d'éco-citoyens', c'est le projet d'aller à la rencontre d'hommes et de femme, dans différentes parties du monde, qui mettent quotidiennement en pratique l'éco-citoyenneté.

C'est l'envie de recueillir leurs témoignages, leurs histoires et dresser leurs portraits d'éco-citoyens !

 

Comment est né le projet ? 

 

Engagée au sein d'associations environnementales, j'ai souvent été confrontée à la difficulté de sensibiliser la population et les pouvoirs publics au développement durable, plus encore de les convaincre de franchir le pas vers l'action.

 

De ce constat est née l'envie d'aller voir ailleurs comment on aborde et communique sur l'éco-citoyenneté et comment on encourage et soutient la population et les dirigeants à s'engager dans cette voie.

 

Interpellée par la situation en Australie, où la société civile est bien plus avancée que la classe politique sur les questions d'environnement et de justice sociale, et envisageant, pour des raisons personnelles, de m'expatrier quelques mois dans cette partie du monde, l'idée m'est venue comme une évidence de partir à la rencontre de ces hommes et ces femmes, qui s'engagent pour défendre environnement et équité sociale.


Ce site Internet a lui pour but de permettre la diffusion à un large public des témoignages et des récits de vie qui m'ont été confiés.


 


 



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Quoi?
Le terme 'éco-citoyen' est construit de l'abréviation 'éco' pour écologie accolée au mot citoyen. Plus que le citoyen qui appartient à une société, à un corps politique; l'écocitoyen a conscience d'appartenir à un territoire et d'être sujet à des droits et à des devoirs envers cet environnement.

 

L'écocitoyenneté est donc intimement liée au concept de développement durable : être un écocitoyen, c'est s'engager, sur le plan individuel, vers un développement durable.


Comment ?

Concrêtement, être un écocitoyen, c'est faire des choix quotidiens, bien sûr économiquement viables mais qui aient le minimum d'impact sur l'environnement et qui soient justes et équitables pour mes concitoyens. C'est par exemple choisir d'utiliser les transports en commun au lieu de prendre sa voiture, c'est acheter des produits frais directement à l'exploitant plutôt qu'en supermarché, ou encore mettre des toilettes sèches dans ma maison pour éviter de gaspiller de l'eau potable.

Au-délà de ses changements de comportement et de modes de consommation, un écocitoyen défend les idées de sauvegarde de l'environnement et d'équité sociale auprès des autorités et de ses concitoyens.

 

Pourquoi?

Ses pratiques et son mode de vie sont déjà des moyens de faire passer des messages mais l'écocitoyen a aussi cette démarche d'informer et de s'impliquer dans la vie de sa communauté. Que ce soit au sein d'ONG, d'associations locales, de comités de quartier ou en simple citoyen, la participation est une des clés du développement durable, en permettant de réunir les idées, d'impliquer la population pour qu'elle devienne actrice (et non plus spectactrice!) des changements et d'influencer les politiques des institutions.

 

 


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L'Australie fut la première destination du projet 'Portraits d'éco-citoyens', une destination qui n'est pas le fruit du hasard!

En effet, comme aux Etats-Unis, il est probable que le moteur d'un passage à une économie sobre en carbone, plus juste et solidaire soit la société civile, de plus en plus mobilisée et de mieux en mieux organisée au niveau local.

 

L'économie australienne repose en grande partie sur ses ressources minières et en énergies fossiles (l'Australie est le premier pays exportateur de charbon au monde et possède d'importantes ressources en uranium, pétrole et gaz), et les intérêts de la classe politique et des industriels sont encore si fortement liés à leur exploitation, qu'ils restent aveugles au fort potentiel solaire et éolien du pays.

La dépendance du pays au charbon pour l'électricité (plus de 85% de la production nationale) et au pétrole pour les transports routiers et aériens (dans un pays où 75 à 90% des déplacements urbains se font en voiture!), met ainsi les australiens au rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, avec près de 15 tonnes d'équivalent CO2/an/habitant.

 

Pourtant, une partie grandissante de la population semble particulièrement sensibilisée aux problématiques environnementales! 'Vivre vert' devient un mode de vie de plus en plus courant en Australie et, devant le quasi immobilisme de leur gouvernement, les australiens sont de plus en plus nombreux à rejoindre une association ou à s'organiser en comités, groupements coopératifs pour faire pression sur les pouvoirs publics.

 

Les australiens demandent des investissements dans les transports publics, l'installation de voies cyclables et l'établissement d'objectifs nationaux pour l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, mais ils pressent aussi le gouvernement fédéral à se joindre aux actions mondiales de réduction des émissions de gaz à effet de serre*. Ces attentes de la population australienne ont pesé lourd lors des élections nationales en novembre dernier : Après 10 ans de gouvernance par les conservateurs, c'est le travailliste Kevin Rudd qui est élu, et qui, pour son premier acte à la tête du gouvernement ratifie le Protocole de Kyoto.

 

Cette petite victoire en poche, la population australienne continue à se mobiliser et à agir. Au bilan : La création d'un mouvement national populaire contre le réchauffement climatique, près de 150 000 participants aux 'Walks against warming', le développement de Transition Towns**, ...

 

* Source : Planète conservation - Juillet 2007 

** http://transitiontowns.org/

 


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